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Casa de Papel - Les Chroniques de Mister W

« C’était une bonne journée… ». C’est très souvent ce que je me dis quand je sors du Windsor. En fait, tout le temps. Alors, si le matin ma playlist m’accompagne de mon lit au réveil jusqu’à mon scooter pour aller bosser, le soir j’aime bien regarder une série…

Je vous ai déjà parlé de Peaky Blinders, cette série racontant la vie d’un gang dans l’Angleterre de l’entre-deux guerres. Les personnages y sont très bien habillés, comme au Windsor… La comparaison s’arrête là, pas de souci à se faire.

Aujourd’hui, place à La Casa de Papel. Parfait quand on rentre d’une grosse journée de boulot… parfait en toute occasion à vrai dire !

Pourquoi ?

Cette série de braquage respecte le duo win-win « suspense-action ». Une bande de braqueurs, emmenée par un certain « Professeur », décide d’investir la Fabrique nationale de monnaie et du timbre d’Espagne, afin d’imprimer et de dérober 2,4 milliards d’euros. On est donc sur un braquage high-level, qui pour une fois ne se déroule pas aux États-Unis.

Ces braqueurs, surnommés par des noms de ville (Tokyo, Berlin, Nairobi, etc.), sont tous habillés de la même combinaison rouge et arborent ce fameux masque à l’effigie de Salvador Dali, bien bad ass.

En plus, ils sont malins ! Ils demandent aux otages d’enfiler la même combinaison qu’eux ! Ainsi, si la police investit les lieux, impossible de distinguer les bons et les méchants… Une scène qui fait immanquablement penser à Inside Man, l’homme de l’intérieur (de Spike Lee, avec Denzel Washington et Clive Owen, pour ne citer qu’eux…). Référence de haut vol !

Attention spoiler

On va faire court : ils réussissent leur coup. Mais pas forcément comme prévu… Normal.

Tout ça en deux saisons, qui nous tiennent en haleine, avec des épisodes alternants entre suspense et action. À la fin, on comprend qu’ils partent tous en cavale à l’étranger, de préférence dans un endroit paradisiaque près de l’équateur. Grosse zone de recherche pour Interpol.

Vient de débarquer la saison 3. Alors maintenant qu’ils sont tous planqués et éparpillés dans le monde entier, comment pouvait-on continuer l’histoire ? Ne valait-il mieux pas s’arrêter là ?

Oui et non (je vous laisse choisir).

Dans le premier épisode de la saison 3, la police du monde (Interpol, pas les Américains) arrivent à localiser deux des braqueurs, Rio et Tokyo. Ces deux-là vivent une idylle parfaite, jusqu’à ce que Rio décide tranquillement d’appeler Tokyo avec un téléphone satellite pour lui demander comment elle va. Elle qui était partie trois jours loin de Rio pour décompresser et faire la fête, on se dit qu’il aurait pu attendre un peu plus longtemps, le mec.

Bref, la bourde monumentale. Car, évidemment, son téléphone est repéré : une photo de Rio s’affiche sur un écran géant dans les bureaux d’Interpol. Pas de bol. À partir de là, on se dit bien que ça sent le roussi.

Le reste s’enchaîne… J’ai regardé tous les épisodes sans trop d’effort, donc une bonne saison 3. Les nouveaux personnages apportent un peu de fraîcheur. Mention spéciale à Alicia Sierra, une inspectrice complètement barjot, qui tranche complètement avec la flic des deux premières saisons, devenue Lisbonne après s’être entichée du Professeur. Mais qui aurait aussi bien pu s’appeler Stockholm, si le surnom n’avait pas été déjà pris par une ex-otage qui s’est elle aussi entichée d’un braqueur. Vous suivez ?

Je sais que la série ne fait pas l’unanimité. Le jeu des acteurs est parfois critiqué, le réalisme est pointé du doigt. Je pense à ce moment où « Tokyo », après s’être échappée des mains de la police de façon assez hollywoodienne, réussit (et a surtout l’idée) de réinvestir la Fabrique nationale de monnaie et du timbre, en faisant un gros jump bien maitrisé en moto, au nez et à la barbe des meilleurs éléments de la police espagnole. On salut unanimement ses performances en moto pour une novice et, surtout, les policiers passent vraiment pour des gros bras cassés. Bref, pour le réalisme, on repassera.

Mais c’est une série… le principal, c’est que l’histoire soit bien racontée, n’est-ce pas ? Elle a su se renouveler avec cette troisième une saison forte de nouveaux personnages, sans avoir cet effet « on a trop tiré sur la corde ». La même recette, avec des ingrédients un peu différents et ça fonctionne. Rien que pour ça, ça mérite que j’en parle non ?

Mister W, out [drop the mic]

 

Publié le: 
09/30/2019
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